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Un peu d'Histoire

Un peu d’histoire d’Auzay…

Le Pont EIFFEL
  • du chemin de la Battelerie
  • à travers les arbres
  • En allant vers Chaix
  • En bas de la route de Chaix

Pont de Chaix, pont d’Auzay ?...

C’est bien du pont d’Auzay dont il est question puisqu’il est situé sur notre commune.

Savez-vous que le cours de la Vendée a été modifié, à proximité de la cale de Chaix, pour pouvoir implanter ce pont ?

Mais commençons par le début…

Jusqu’en 1873, il fallait passer par Velluire ou Fontenay Le Comte  pour aller d’Auzay à Chaix, car aucun ouvrage ne permettait de traverser la Vendée. A l’époque les gens bougeaient peu,  toute la vie (ou presque) se passait dans le village, sauf le 2ème lundi de chaque mois où Fontaines devenait un lieu de rencontres important puisque la commune accueillait une des plus importantes foires de la région. Ces lundis-là, le chemin était bien long pour y aller.

Auzay et Chaix se mirent donc d’accord, en 1873,  pour mettre en place un bateau à chaine qui permettait de passer d’une rive à l’autre en tirant sur la chaine fixée à un pieu sur chaque berge.

Mais ce moyen de passage devint vite insuffisant puisque les premières discussions sur la construction d’un pont eurent lieu dès 1878. Il fut construit en 1882 selon les plans de Gustave Eiffel, créateur de nombreux autres ponts dans le monde et d’ouvrages célèbres.

Le pont d’Auzay fait donc 28m50 de long, 3 mètres de large et est limité à 12 tonnes. C’est un pont à une seule travée de type poutres latérales à treillis métalliques et tablier à voutains de tôles et entretoises transversales. 

Ce pont moderne, tellement pratique à l’époque est aujourd’hui un peu moins fonctionnel puisque si lui a gardé ses mêmes dimensions, ce n’est pas le cas des engins agricoles et des poids lourds qui ne peuvent pas l’emprunter.

Au début des années 1990, une étude est lancée pour estimer le coût d’une rénovation ou d’un élargissement du pont.

La conclusion de l’étude arrive à  deux orientations possibles : réaliser un ouvrage avec une pile centrale permettant  de ne pas augmenter les charges sur les culées ou réaliser un ouvrage avec des culées neuves. Les 1ère estimations font état d’un montant de 1 700 000 FF. Les 2 communes ne sont pas en mesure de faire face à cette dépense et le département ne peut pas être sollicité puisque le pont n’est pas sur une route départementale.

De plus, des voix s’élèvent aussi pour dire que la traversée des villages ne pose aucun problème, seule la jonction entre les deux communes est délicate. Les engins agricoles et les poids lourds peuvent rejoindre les 2 villages par le CD65 pour Auzay et le CD938 Ter et CD15 pour Chaix.

A la fin des années 1990, avec l’arrivée de l’autoroute, le maire s’inquiète du possible isolement et enclavement d’Auzay. Il relance donc l’étude sur l’élargissement du pont et la suppression de la limitation de tonnage. Cinq solutions sont proposées de 4.6 à 10.1 millions de FF TTC pour élargir le pont à 8.50 mètres. Le District Urbain de Fontenay Le Comte (maintenant Communauté de Commune) est sollicité pour apporter son soutien financier.

Hélas le projet ne débouche sur rien de concret.

Le pont Eiffel est resté en l’état. Aujourd’hui, franchir la  Vendée en l’empruntant revient à traverser un ouvrage du patrimoine local.

 Texte de janvier 2015

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Un peu d’histoire d’Auzay…

Jacques de Maupeou
  • Monsieur Le Vicomte Jacques de Maupeou d'Ableiges
  • Vers le lavoir, et puis Fontenay Le Comte
  • En venant du Poiré / Velluire

 Auzay, rue Jacques de Maupeou, 2000 mètres qui traversent le village d’Est en Ouest.

Le 5 février 1980, sous l’impulsion de Mme de Maupeou, alors maire, la rue principale  (qui n’avait pas de nom) était baptisée rue Jacques de Maupeou.

Le 22 janvier 2013, cela fera 50 ans que Monsieur le  Vicomte Jacques de Maupeou d’Ableiges, homme public, homme politique, maire d’Auzay de 1945 à 1963,  sénateur de la Vendée de 1948 à 1963, est décédé.

 Né à Nantes le 28 décembre 1899, fils et frère de marins, Jacques de Maupeou appartenait à une illustre famille qui donna à la France des conseillers d’Etat, des généraux, des évêques mais aussi  le célèbre chancelier de Maupeou, ministre de Louis XV.

Après de très bonnes études, il s’inscrivit à l’école du Louvre et à l’école des Langues orientales vivantes. Il fut aussi élève en linguistique au Collège de France, puis pensionnaire de l’Académie Française à Rome. Ecrivain et poète, il publie des articles à la Revue des Deux-Mondes et au Journal des débats, ainsi qu’un volume de contes en 1934 : Contes d’un autre monde. Il dirige la Revue du Bas Poitou, de 1939 à 1956,revue régionale très appréciée.

Mobilisé lors de la dernière guerre, il fit preuve de courage à la bataille de Vendresse  près de Sedan, en mai 1940, ce qui lui valut la Croix de guerre avec citation. Fait prisonnier,  il s’évade en juillet 1940.

De retour en Vendée, Monsieur de Maupeou  ne se contente pas de littérature puisque, en plus de son activité de propriétaire exploitant agricole qui lui vaut la direction du syndicat éponyme, de ses fonctions de maire et de sénateur, il est aussi :

-          Dirigeant de l’action catholique de Vendée, ardent défenseur de l’école privée au nom de la liberté de l’enseignement

-          Membre actif de la Société Hippique de Saint Gemme

-          Président de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France

-          Président du Syndicat d’électrification de l’Hermenault et de Fontenay ouest

-           Mais aussi président du Syndicat d’alimentation en eau du barrage de Mervent en 1950, ce qui lui  vaut de participer activement à la construction du barrage.

-          Pianiste, et organiste à l’église d’Auzay « lorsque la place était libre ! ».

 « Jacques de Maupeou sut conquérir la sympathie de ses collègues. Ses interventions à la tribune du Sénat étaient très écoutées et son influence certaine, là où il siégeait. Il fut un maire sage, ferme et prudent.  Sa droiture d’esprit, sa générosité de cœur proverbiale ainsi que son souci constant de ses devoirs et responsabilités ont fait qu’il avait l’estime de tous : sympathisants et opposants ».

« L’élection de Madame de Maupeou, 1ére édile d’Auzay de 1963 à 1983, après le décès de son époux, est l’expression de la volonté des concitoyens que l’œuvre de Jacques de Maupeou soit poursuivie ».

 Nous ne pouvons terminer ce portrait sans évoquer celui que Jacques de Maupeou fit de lui-même en mars 1960 : 

 «Vous me demandez mon image :

Je l’ai choisie « entre-deux âges »

Pour fixer mon identité.

Mais parmi tant d’autres, illustres,

Elle sera dans quelques lustres

Enigme à la postérité.

Quand mon corps de chair sera cendre

Et ne pourra se faire entendre

Que sera mon nom devenu ?

Mais qu’importe l’Image à l’Etre

Et qu’on ne puisse reconnaitre

Le visage d’un inconnu

 L’on pourra graver sur ma pierre :

« Il fut un peu parlementaire

«  Un peu poète, historien ;

«  Un peu trop changeant pour survivre.

« Malgré deux ou trois méchants livres,

«  De ce peu  rien ne reste… Rien ! »

 Jacques de Maupeou était aussi modeste…

 Source : « Jacques de Maupeou 1899-1963 » Revue du Bas Poitou et des Provinces de l’Ouest 1963.

 Décembre 2012

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Un peu d'histoire d'Auzay . . .

Le Monument aux Morts
  • L'ancienne stèle, dans le cimetière
  • La nouvelle stèle, près du jardin du souvenir
  • Le monument aux morts, avant rénovation
  • Le monument aux morts, après rénovation
  • Le monument aux morts, après rénovation
  • L'ossuaire

La décision d’ériger un monument aux morts a été prise le 2 avril 1921, par délibération lors d’un conseil municipal, sous la gestion de Monsieur Daniel LUCAS, maire d’Auzay de 1904 à 1945.

Quasiment inexistant avant la 1ère guerre mondiale, près de 36 000 monuments aux morts seront érigés, entre 1918 et 1926 sur les places publiques des villes et villages de France, afin de commémorer et d’honorer les soldats tués ou disparus lors de la Grande Guerre.

A Auzay, le monument aux morts, dit cénotaphe (n’abritant aucun corps), sera érigé sur la place de l’église et inauguré le 22 avril 1923, lors d’une journée de recueillement et de célébration.

Pour les disparus ou ceux dont les corps ne sont jamais revenus dans leur village, les monuments aux morts sont élevés sur les champs de bataille. Aussi, les familles concernées s’unissent pour ériger, à leur frais, dans les cimetières une stèle où il leur est possible de venir se recueillir.

La stèle d’Auzay comportait des plaquettes avec l’effigie et le nom de chacun des disparus. Erigée dans un matériau friable, elle avait subi les outrages du temps. Il devenait donc indispensable de procéder à son remplacement. Seul un élément de tête en pierre taillée a été conservé et placé dans la voute de la première porte condamnée de l’église.

La nouvelle stèle a été positionnée près du jardin du souvenir dans la partie rénovée du cimetière, les plaques de l’ancienne stèle étant conservée à la mairie.

Non loin, la stèle surplombant l’ossuaire a, elle aussi, été rénovée. De même, les plaques du monument aux morts, portant les noms  des soldats morts pour la  France, ont été changées.

Ces travaux ont pu être réalisés grâce aux subventions du Conseil Général, au Souvenir Français, à l’ONAC et bien sûr, grâce au travail de nos employés communaux qui y ont activement participé.  

Ces monuments de notre patrimoine ont été inaugurés le 11 novembre 2010.

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